Cet article vise à compléter un article splendidement rédigé et publié sur un blog concurrent et néamoins ami, il ne vous reste plus qu’à cliquer ici.
Denis sous-entend dans son article que c’est dans mon esprit malade qu’a germé l’idée de faire le marathon de Paris : c’est rigoureusement vrai. En effet, à mon arrivée à Sydney en septembre dernier s’est tenu le marathon de Sydney : ça m’a donné très envie mais je n’étais absolument pas entraîné et les prix étaient exorbitants. Donc, l’idée était de se prévoir un week-end de retrouvailles avec mes champions et mes supportrices préférées. Après consultation, l’objectif est de faire moins de 4H, on s’inscrit donc dans le groupe 3h45 et on s’entraîne en conséquence. Mi-janvier c’est parti pour 10 semaines de plaisir : short moulant, t-shirt en matière technique, new-bi de compétition, tout y passe, trois à quatre fois par semaine, sous le caniar australien. La préparation est perturbée par de nombreuses bières, les fêtes de départ, l’envie de ne pas être autiste et le retour en France fin février. On se réhabitue au froid et on retourne courir, en replaçant le short moulant par un pantalon moulant. Honnêtement, ça n’a pas été une partie de plaisir mais l’envie de réussir ce défi à la con et la perspective de passer un week-end de feu à Paris ont été plus fortes. Ajouter à cela les mails de défi de Denis, me menaçant de me mettre minable le jour de la course.
Pour compléter l’article de mon champion, voilà le résumé de la course, car je m’inscris en faux, tout le monde aime Patrick Montel et Berard Faure.
Km O : 8 min après le départ officiel, Denis et moi franchissons la ligne, c’est parti pour la descente des champs.
Km 1 et des brouettes : on se met en formation de combat, Denis regarde à gauche pour repérer nos supporters, je surveille la droite. Miracle, on les voit place de la concorde. Le début de la course donne le ton : on va passer 4heures à dépasser, slalomer, faire gaffe aux kékés qui zigzaguent et entendre des “Allez Papa”.
Km 10 : nos supporters sont de nouveau là, ils sont efficaces! Quelques mètres après, c’est le drame : on ravitaille et dans la cohue, je perds mon champion. Je continue la mort dans l’âme, je vais bien me faire chier 32 km tout seul, même si les Wombats me gueulent dans les oreilles pour me faire avancer.
Km 21,1 : semi-marathon. Les supporters font des câlins à l’écureuil Caisse d’Epargne.

J’essaye de savoir où est Denis!
Au final, Denis était 10 secondes derrière moi à ce moment-là, puis quelques secondes devant sans qu’on ne s’aperçoive der rien…
15 min plus tard, l’éthiopien de 22 ans a fini l’épreuve en 2h05. Patrick Montel s’enflamme en direct sur France Télévisions, Bernard Faure exulte, c’est énooooorme, record de l’épreuve, enlalalalalala. Plus que 18 km pour nous.
Km 30 : ben, c’est Denis juste devant là, à 5 mètres! Je rassemble les forces qu’il me reste dans les jambes pour sprinter vers lui. Un ravitaillement plus tard, on se perd à nouveau mais à la loyale cette fois. La créatine italienne fait son effet.
Km 35 : je suis dans les temps, Denis est en avance. Je commence à être bien crâmé. Ca vomit, ça tombe dans les pommes autour de moi, on offre du Beaujolais sur le bord de la route … j’hésite et craque finalement pour du quatre-quarts.
Km 40 : c’est la fête, c’est presque fini, en mode automatique, mes jambes m’amènent jusqu’à l’arrivée, où Denis m’attend. On l’a fait! J’ai mal comme j’ai jamais eu mal aux jambes mais qu’est-ce que c’est bon.
Km 42, 195 et quelques mètres : les brancardiers ont du boulot. Nous, on ne fait pas les malins non plus : on marche en canard et on remonte l’avenue Foch en un temps record : 30 minutes environ.
Ce sera 3h52 pour moi et une 11739e place, 118e espoir, mais la vraie récompense, c’est un pancho jogging magazine, un k-way marathon de Paris, une médaille, et de la crème hydratante men expert pour tétés endoloris. Ca fait rêver.
Mais le meilleur moment, ça a été le pique-nique qui a suivi : en plus du plaisir de revoir plein d’amis, ça a été l’occasion de manger des saloperies et de boire de l’alcool! Ah, qu’il est bon de redevenir un jouisseur et un gourmet.
Merci à Porky l’ornithorynque (oui Porky), Dogno pour sa cargaison de bananes de la Martinique, la Caisse d’Epargne pour son esprit tunning, Kalenji pour ses couleurs flashy, Camille pour son accueil, Virile pour son loft, Clém pour ses photos, Océane pour Porky, les acteurs du pique-nique dont Axel pour son Destop brésilien.
Le prochain défi à la con, c’est pour Virile et Coach non?