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Tout d’abord, commençons par signaler qu’il n’y a pas que la Moustachie dans la vie, il y a d’abord les PO, Pyrénées orientales pour les intimes, avec Collioure, charmant bled décédé en hiver et outrageusement plein de cons en short l’été. Petits clichés…

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Et Banyuls bien sûr, ma patrie provisoire.

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Mais, désormais habitué à la compagnie des moustachus et fort d’un vocabulaire qui a quadruplé depuis mon premier week-end madrilène (canas, tortilla de patata,…), je me rends à nouveau en compagnie de mon frère chez les moustachus et leur premier ministre pas très intelligent comme dirait mon maître spirituel.
Tout d’abord, Cadaquès, charmant bled perdu sur la Costa Brava, où les quelques automobilistes ayant survécu à la route d’accès auront le privilège d’admirer un beau paysage, et de manger des tapas dans des restaurants de plage que Bernard Bonnet n’aurait pas supportés.

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Pour enchaîner, direction Figueras pour le musée Dali … qui comment dire, fut déroutant… La façade représente des bonhommes qui ressemblent aux mannequins articulés en bois et qui ont la particularité de faire tenir une baguette de pain sur leur tête … et hop sans les mains…

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et la cour intérieure représente des grosses dames qui matent des mâchoires d’éléphant..

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… quant à l’intérieur, il est surtout l’occasion de constater l’hygiène irréprochable des pieds du maître…

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Bref, je n’ai pas tout compris mais j’ai bien ri… Mais, Gaudi une semaine et Dali la semaine d’après, j’en viens à me demander si l’Espagne est réputée AUSSI pour des gens NORMAUX.

Bon, alors, Madrid OK, mais l’éternelle rivale footbalistique (et autres domaines d’ailleurs), c’est Barcelona, également appelée Barcelone en français (si si c’est un blog culturel). Il aurait d’ailleurs été plus logique que je commence par là puisque c’est la porte à côté par rapport à Banyuls.

Mes parents en vacances sont passés me voir à Banyuls, et ont continué leur descente sur Barcelone ; je les ai donc bien volontiers accompagnés pour le week-end afin d’avoir un avant-goût de Barcelone… et j’ai bien dit un avant goût, car la seconde expédition se met déjà en place.

C’est parti pour un roman photo, qui sera sobre afin de ne pas dévoiler à mes futurs acolytes de balade toutes les merveilles de cette ville associée à la chanson à texte “chalalala que viva la noche”.

On commence par une balade au parc Güell, splendide bien qu’aussi embouteillé qu’un périphérique au niveau du Kremlin-Bicêtre… (et bon dieu, mais les gens sont pétés de thunes pour avoir des appareils reflex aussi immenses.)

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C’est classique, et tu comprends que Romain Duris arrive à choper aussi facilement dans des endroits pareil.

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C’est beau comme du Gaudi, évidemment, on est à Barcelone… si tu n’aimes pas l’architecture moderniste, ça va être compliqué niveau visite.

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Mais hélas, et ce sera la page culturelle de cet article, Gaudi, ce génie de l’architecture moderne, a laissé quelques oeuvres inachevées, comme la Sagrada Familia, après avoir été accidentellement écrasé par un tramway (véridique).

SCOOOOP : j’ai la vidéo !!!!

Rassurez-vous, il va bien.

Cela dit, Gaudi, lui a morflé… Mais, après sa mort, il continue à donner du boulot à pas mal d’ouvriers qui bossent sur la Sagrada Familia (je vous passe la traditionnelle photo de l’extérieur pour vous laisser admirer la nef).

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C’est beau hein? ça fait 11 euros (teuh….).

Et pour finir sur une petite blagounette : à la question “C’est où l’Amérique?”, Christophe Colomb ne répond pas “Dans ton CUL”, mais montre le chemin… Sympa le gars

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Après un trajet en train de nuit moustachu, dans lequel la SNCF moustachue m’a sournoisement tenu de remplir un formulaire tout en moustachos, ma mission est de relier la demeure madrilène de notre rouroux nationale, le tout sans parler un mot de cette langue étrange utilisée par les autochtones (et sans être moustachue outre mesure). J’ai bien tenté de m’initier un peu sur le trajet en regardant les inscriptions dans les gares, mais le double-affichage espagnol/catalan ne m’aidait pas…
Bref, arrivée triomphale chez Clém à 8h du matin… c’est parti pour un week-end sympa (vraiment sympa, comme dirait un grand penseur contemporain de Ris-Orangis.) Deux semaines après le week-end sportif et néanmoins parisien (hop un zeugma les enfants), ça fait toujours plaisir de voir la petite bande composée pour l’occasion de Denis “mon champion”, de Camille “Keukeu Coach” et de Clém “Rouroux”, accompagnée de son amie et colocatrice Anne-Sophie (dont le surnom n’a hélas pas encore été attribué).
Pour résumer ce week-end, quelques photos sont plus parlantes que d’autres…Tout d’abord, certaines illustrent le côté “visite gastronomique” à la Jean-Luc Petitrenaud, en version “regardez c’est magnifique quand c’est cuit dans la graisse et qu’on rajoute du saindou après sinon c’est fade”…

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D’autres permettent de rendre compte des prouesses photographiques réalisées par Rouroux cartier-bresson, et de la modeste contribution de mon fidèle appareil. Admirez les risques pris par vos photographes, ainsi que leur amour pour les photos insolites.

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D’autres montrent “comment qu’on’y'est beaux” quand on marche dans les rues et qu’on va au bar après.

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Avec tout ça, ça ne fait pas beaucoup de photos de Madrid mais bon, on aime bien se photographier vous comprenez? Et puis, on a surtout mangé, et on ne pouvait pas faire de photos dans les musées.
Cela dit, même en ne maîtrisant pas toutes les subtilités de la langue d’Iker Casillas, j’ai vraiment apprécié le style de vie à la madrilène, que j’oserai généraliser à la péninsule ibérique (oui j’ose oulala). Style de vie qui, par sa proportion de jambons et d’aliments malsains n’est pas sans rappeler un autre pays qui m’est cher.

Merci à Rouroux pour cet accueil et cette visite complète de Madrid, au Museo del Jamon pour ses menus gastronomiques, à l’inventeur des Churros con chocolate, à la reine Sofia pour son musée où on se perd, aux tortues de la gare d’Atocha, et pardon à tous les moustachus qui m’ont adressé la parole ce week-end et n’ont eu en réponse qu’une moue désolée.

Cet article vise à compléter un article splendidement rédigé et publié sur un blog concurrent et néamoins ami, il ne vous reste plus qu’à cliquer ici.

Denis sous-entend dans son article que c’est dans mon esprit malade qu’a germé l’idée de faire le marathon de Paris : c’est rigoureusement vrai. En effet, à mon arrivée à Sydney en septembre dernier s’est tenu le marathon de Sydney : ça m’a donné très envie mais je n’étais absolument pas entraîné et les prix étaient exorbitants. Donc, l’idée était de se prévoir un week-end de retrouvailles avec mes champions et mes supportrices préférées. Après consultation, l’objectif est de faire moins de 4H, on s’inscrit donc dans le groupe 3h45 et on s’entraîne en conséquence. Mi-janvier c’est parti pour 10 semaines de plaisir : short moulant, t-shirt en matière technique, new-bi de compétition, tout y passe, trois à quatre fois par semaine, sous le caniar australien. La préparation est perturbée par de nombreuses bières, les fêtes de départ, l’envie de ne pas être autiste et le retour en France fin février. On se réhabitue au froid et on retourne courir, en replaçant le short moulant par un pantalon moulant. Honnêtement, ça n’a  pas été une partie de plaisir mais l’envie de réussir ce défi à la con et la perspective de passer un week-end de feu à Paris ont été plus fortes. Ajouter à cela les mails de défi de Denis, me menaçant de me mettre minable le jour de la course.

Pour compléter l’article de mon champion, voilà le résumé de la course, car je m’inscris en faux, tout le monde aime Patrick Montel et Berard Faure.

Km O : 8 min après le départ officiel, Denis et moi franchissons la ligne, c’est parti pour la descente des champs.

Km 1 et des brouettes : on se met en formation de combat, Denis regarde à gauche pour repérer nos supporters, je surveille la droite. Miracle, on les voit place de la concorde. Le début de la course donne le ton : on va passer 4heures à dépasser, slalomer, faire gaffe aux kékés qui zigzaguent et entendre des “Allez Papa”.

Km 10 : nos supporters sont de nouveau là, ils sont efficaces! Quelques mètres après, c’est le drame : on ravitaille et dans la cohue, je perds mon champion. Je continue la mort dans l’âme, je vais bien me faire chier 32 km tout seul, même si les Wombats me gueulent dans les oreilles pour me faire avancer.

Km 21,1 : semi-marathon. Les supporters font des câlins à l’écureuil Caisse d’Epargne.

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J’essaye de savoir où est Denis!ilestoudenis

Au final, Denis était 10 secondes derrière moi à ce moment-là, puis quelques secondes devant sans qu’on ne s’aperçoive der rien…

15 min plus tard, l’éthiopien de 22 ans a fini l’épreuve en 2h05. Patrick Montel s’enflamme en direct sur France Télévisions, Bernard Faure exulte, c’est énooooorme, record de l’épreuve, enlalalalalala. Plus que 18 km pour nous.

Km 30 : ben, c’est Denis juste devant là, à 5 mètres! Je rassemble les forces qu’il me reste dans les jambes pour sprinter vers lui. Un ravitaillement plus tard, on se perd à nouveau mais à la loyale cette fois. La créatine italienne fait son effet.

Km 35 : je suis dans les temps, Denis est en avance. Je commence à être bien crâmé. Ca vomit, ça tombe dans les pommes autour de moi, on offre du Beaujolais sur le bord de la route … j’hésite et craque finalement pour du quatre-quarts.

Km 40 : c’est la fête, c’est presque fini, en mode automatique, mes jambes m’amènent jusqu’à l’arrivée, où Denis m’attend. On l’a fait! J’ai mal comme j’ai jamais eu mal aux jambes mais qu’est-ce que c’est bon.

Km 42, 195 et quelques mètres : les brancardiers ont du boulot. Nous, on ne fait pas les malins non plus : on marche en canard et on remonte l’avenue Foch en un temps record : 30 minutes environ.

Ce sera 3h52 pour moi et une 11739e place, 118e espoir, mais la vraie récompense, c’est un pancho jogging magazine, un k-way marathon de Paris, une médaille, et de la crème hydratante men expert pour tétés endoloris. Ca fait rêver.

Mais le meilleur moment, ça a été le pique-nique qui a suivi : en plus du plaisir de revoir plein d’amis, ça a été l’occasion de manger des saloperies et de boire de l’alcool! Ah, qu’il est bon de redevenir un jouisseur et un gourmet.

Merci à Porky l’ornithorynque (oui Porky), Dogno pour sa cargaison de bananes de la Martinique, la Caisse d’Epargne pour son esprit tunning, Kalenji pour ses couleurs flashy, Camille pour son accueil, Virile pour son loft, Clém pour ses photos, Océane pour Porky, les acteurs du pique-nique dont Axel pour son Destop brésilien.

Le prochain défi à la con, c’est pour Virile et Coach non?

C’est plein d’idées reçues de ce genre que je pars donc vers Pau. Je m’arme de courage et de mes affaires pour prendre le train de Banyuls jusqu’au Béarn. Première surprise, la chambre à la cité U dépasse tout ce que je pouvais imaginer… 9m², papier peint marron style MINA (pour les connaisseurs), peinture qui s’écaille et lavabo fantaisie dont la couleur n’est pas sans rappeler une maladie bien connue des touristes étrangers dans les pays chauds, le tout agrémenté d’un petit lino vert et de quelques meubles en formica designés par le grand-père d’Ikea (Igmar Ikea). Le décor est planté.

Vient donc rapidement la question : que faire le soir? Et bien, premièrement, mon a priori est confirmé : Pau, c’est mort. Les photos suivantes illustrent les  principales attractions, à savoir le château, le jardin du château et le panorama, soit117 km de Pyrénées, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre (cette vanne grossière vous prépare à la suite de l’article).

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Heureusement, le Palois sait compenser le manque d’attrait de sa ville par un certain humour grivois et accrocheur.

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Merci Pau…

Je donne une dernière chance à Pau en allant voir l’Elan Béarnais jouer contre Strasbourg. Strasbourg perd, ça suffit. Adieu Pau.

Déjà plus d’un mois que je suis revenu d’Australie et le retour au blog a été dur. Dur car ceux qui tiennent un blog le savent, il n’est pas toujours aisé de s’astreindre à une pratique régulière de cet exercice qui consiste à raconter sa life de manière drôle et enlevée, et à cacher soigneusement les aspects sordides de sa vie pour ne garder que les plus reluisants (bref, on publie la superbe photo souvenir et pas le tas de fumier duquel on l’a prise). Dur également en termes d’accès à Internet, j’y reviendrai plus tard, mais quand j’ai vu que certains campeurs sud-américains écrivaient malgré leurs déplorables conditions d’accès aux nouvelles technologies, je me suis dit que ça n’était pas une excuse. Alors, avant de reprendre le cours normal du blog, petit résumé des épisodes précédents (previously, in my awesome life…)

- 25 février 2009, après 6 mois au soleil australien, c’est le retour en Alsace. Black day, mon futur maître de stage me demande de commencer une semaine plus tôt ma deuxième partie de césure. Je resterai 2 jours chez moi. Puis, départ en voiture pour Banyuls, via Lyon pour voir mon frangin. L’arrivée à Banyuls tient ses promesses. L’endroit est vraiment magnifique (photos à venir). L’hébergement laisse à désirer. J’ouvre une semaine de négociations pour avoir un meilleur logement, semaine de négociations qui tournera finalement en harcélement moral de la secrétaire chargée de l’hébergement.

Début du stage le 2 mars, tout s’annonce bien. Comme prévu, je pars dans un labo partenaire à Pau pour une durée d’un mois. Quelle honte, voilà un épisode que je passerai sous silence quand je raconterai ma césure à une 1A/2A admirative (“tu sais quoi? Il parait qu’il y a des losers qui ont fait leur césure à Pau … ouais, moi j’étais à Sydney, tu reprends un verre?”)